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Rencontre avec deux légendes: Ferrari 599 GTO et Lancia Stratos 

Ce n’est pas tous les jours qu’on a la chance d’être en compagnie de deux monstres sacrés, bien que d’époques différentes. On monte à l’intérieur des Ferrari 599 GTO et Lancia Stratos

Chez Supercar Team, on essaie de déplacer la barre toujours plus haut. Après notre reportage sur cet exemplaire assez particulier de 250 GTO et la rencontre du garage Pista Fiorano et ses voitures d’exceptions, aujourd’hui nous allons partager avec toi une expérience assez insolite toujours avec nos amis de Pista Fiorano: une journée avec deux de ses créatures, les Ferrari 599 GTO et Lancia Stratos.

Le principe de la journée? Se rencontrer pour discuter autour de ces italiennes aux courbes sensuelles et faire quelques photos pour immortaliser l’instant. Après tout, une 599 GTO et une Stratos côte à côte, tu en vois tous les jours?

Et bien non, tout simplement parce qu’il s’agit de supercars produites en édition limitée, donc ce que nous avons devant les yeux ne se reproduira pas d’aussitôt.

La première à arriver au rendez-vous, c’est la Gran Turismo Omologata. En même temps c’est la plus jeune du duo. Le son du douze cylindres atmo est toujours un régal pour les oreilles et est toujours actuel malgré l’arrivée de la F12tdf, son héritière spirituelle, et plus récemment de la plus technologique 812 Superfast.

Les voitures à V12 chez Ferrari ont toujours été des routières (excepté les supercar en édition limitée comme les légendaires F50, Enzo et LaFerrari). En même temps, avec un moteur avant et un coffre arrière, il est difficile de parler de sportive extrême. Et bien la 599 GTO est le mix parfait entre voiture de tourisme et supercar. Et ça se ressent non seulement niveau look extérieur avec une aérodynamique digne des Ferrari évoluant dans le monde des courses, mais aussi à l’intérieur avec des sièges Alcantara, des harnais et le minimum indispensable. Adieu commodités.

 

A côté d’elle, l’autre gros morceau de la journée (même si pour des raisons différentes), la Lancia Stratos. Ce modèle est tellement connu parmi les fans d’automobile qu’elle se fait appeler simplement « Stratos », comme si sa marque passait en second plan. De la Stratos on en a déjà entendu parler ou vu une. Mais il y a Stratos et Stratos. L’exemplaire que j’ai devant moi est une très spéciale Eraldo Mandarini de Groupe 4, il s’agit d’une reconstruction unique produite avec le sens du détail minutieux et achetée par Pista Fiorano à Milan. Derrière, un bon petit 4 cylindres turbo de 200 ch qui totalise 4.000 km. Incroyable mais vrai! Cerise sur le gâteau, elle est homologuée route.

 

On en a donc fini avec le reportage.

Pas vraiment…

Car Alfonso et Roberto de Pista Fiorano me proposent gentiment de m’emmener pour un tour à bord des deux bolides, tour qui n’était pas du tout prévu. Comment refuser une telle proposition… Je monte d’abord à l’intérieur de la GTO. Mais avant de démarrer, je mets un peu de temps à bien serrer les harnais qui me bloquent au siège style course. L’allumage des 670 ch délivrés par le moteur 6.0 litres se fait de manière brutale et c’est parti. Bien entendu, c’est une fusée, comme je l’imaginais. Néanmoins Alfonso m’explique que cette 599 est difficile à apprivoiser: vu sa configuration moteur avant/propulsion, l’axe arrière a du mal à rester tranquille. J’en ai tout de suite la preuve: on passe en 3ème avec bon coup d’accélération et la supercar de Maranello part légèrement de travers. En troisième. Pas en première, mais en troisième! Autant dire qu’elle n’est pas à mettre dans les mains de n’importe qui.

Produite à 599 exemplaires, la GTO n’est pas la sportive parfaite qui se fait malmener par le premier venu, mais c’est justement pour ça qu’on l’aime.

Une fois remis de mes émotions, je sors de la GTO avec le sourire et rentre directement après dans la Stratos. Je rentre, façon de parler. Car pour s’installer à bord de cette voiture de rally autant dire qu’il ne faut pas prendre de kilos en trop et surtout ne pas être claustrophobe. A l’intérieur le mot d’ordre est: radical.

On respire vraiment l’odeur des voitures d’antan, les boutons obsolètes, les compteurs au look dépassé, la forme des fenêtres bizaroide. On n’en trouve plus à tous les coins de rue des voiture de ce genre… et c’est bien dommage. Trêve de blabla, il est temps de tourner la clé et libérer les 200 chevaux du moteur turbo. Je me sens prêt à attaquer une spéciale de rallye en tant que co-pilote, hors nous sommes sur une route ouverte au traffic. En même temps, difficile de ne pas se croire pilote de course une fois monté à bord de cette bête déchainée!

Si 200 ch peuvent sembler anondins sur une voiture de sport au jour d’aujourd’hui, ils ne l’étaient sûrement pas à cette époque. Et puis, soyons francs: avec un peu plus de 800 kg, qui a besoin de 500 ch? C’est plus qu’assez pour s’amuser. Et quel amusement… Bien qu’avoir expérimenter la brutalité de la GTO juste avant, ici les sensations sont aux antipodes. Ce n’est pas la vitesse qui surprend dans cette Stratos (bien qu’à chaque accélération je reste collé au siège), mais plutôt son comportement, le son du moteur ultra présent à l’intérieur de l’habitacle. Des sensations que même les plus puissantes supercars actuelles n’arriveront plus à transmettre. Un passé glorieux dans le monde du rally, un nom qui fait rêvé tout passionné d’automobile, des lignes futuristiques pour l’époque, un comportement nerveux et un moteur central arrière assourdissant. C’est ça, la Stratos.

Au final, 599 GTO ou Stratos? Impossible de choisir entre deux sportives si différentes qui transmettent des émotions de dingue mais ne le font pas de la même manière. Deux autos qui resteront dans l’histoire de l’automobile. C’est certain.

Un tout grand merci à nos chers amis de Pista Fiorano qui nous ont permis de réaliser ce reportage. Le meilleur reste encore à venir!

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